Notre mission
Nous prenons soin des gens depuis plus de 70 ans en intervenant auprès des personnes et des familles démunies en fournissant une gamme de services d’urgence visant à assurer leurs besoins de base et maintenir leur intégrité. Nous contribuons activement à la prévention du crime et favorisons le développement physique, intellectuel des jeunes par l’éducation, le sport et les loisirs.
Avec une conscience aigüe des défis engendrés par la pauvreté et par les situations de crise, nous fournissons une assistance d’urgence sur les plans alimentaire, matériel ou financier.
Nous collaborons également avec des partenaires municipaux et des corps policiers à la sécurité de l’environnement par des actions de prévention du crime.
Pour favoriser le développement physique, social et intellectuel des jeunes, nous entraînons des équipes sportives à un niveau compétitif et soutenons le parcours scolaire des jeunes qui en font partie. Nous offrons également un programme de loisirs et un camp de jour.
Notre objectif fondamental est de soulager la pauvreté et de prévenir l’exclusion.
Jeunesse au Soleil est un organisme sans but lucratif et un organisme de bienfaisance enregistré. Il tire la plus grande partie de ses revenus de la générosité de nombreux donateurs privés et d’entreprises et compte sur la fidèle collaboration de partenaires des milieux communautaires, humanitaires, municipaux et gouvernementaux ainsi que sur celle de partenaires médiatiques.

1954 – 1967 Les premières années
Le journal The Clark Street Sun est créé en 1954 dans la cuisine des parents de Sid Stevens. Quelque temps après, les jeunes partent à la recherche d’un local permanent à utiliser comme quartier général. Un cordonnier de la rue Saint-Cuthbert (cordonnerie Weiner) consent à prêter gratuitement l’arrière-boutique de son commerce afin d’offrir aux jeunes un endroit où travailler à la rédaction de leur journal hebdomadaire. Dès la première année, ils amassent 500$! Au fil des années, les moyens de production du journal augmentent. On passe d’une version manuscrite à une version imprimée avec photos, articles de fond et de la publicité pour les commerces locaux. Les profits sont toujours utilisés pour l’achat d’équipements sportifs et aussi pour la location d’un gymnase où sont organisées les activités sportives et récréatives. À partir de 1964, le Clark Street Sun est rebaptisé The Sun et l’organisme jeunesse qui en découle est désormais connu sous le nom de The Sun – Youth Organization.
Dans le but de canaliser leurs énergies de façon positive et devant le peu d’activités qui leur sont offertes, un groupe de jeunes du quartier Saint-Louis, dont Earl De La Perralle et Sid Stevens, alors âgés de 9 et 13 ans respectivement, mettent sur pied en 1954 un journal de quartier écrit à la main, The Clark Street Sun. Ils y parlent de leur quartier, la Main (les abords du boulevard St-Laurent, aujourd’hui le Plateau-mont-Royal), et des jeunes qui l’habitent. Plutôt que d’être vendu, ce petit feuillet tiré à deux exemplaires (l’original et une copie carbone) est loué aux familles du quartier à raison de 2 cents l’exemplaire. Les profits générés permettent d’acheter des équipements sportifs et d’organiser des activités sportives et récréatives pour les jeunes du quartier.

Sid Stevens + Harry Friedman qui rédigent le
Clark Street Sun à la machine à écrire

Premier bureau de Jeunesse du Soleil connu sous le nom de Clark Street Sun

Sarto Fournier, maire de Montréal au test de vélo de Jeunesse au Soleil

Les garçons du Clark Street Sun
1967 – 1981 Les années d’évolution
En 1967, année de l’Exposition Universelle de Montréal, les jeunes déménagent leurs pénates dans le petit chalet au pied du Mont-Royal (à l’angle des avenues Du Parc et Mont-Royal), grâce à l’appui de Jean Drapeau, maire de Montréal à l’époque. La plus grande superficie des locaux permet de diversifier nos activités. On se penche alors sur les problèmes qu’éprouvent les jeunes qui fréquentent notre organisme. On offre des dépannages alimentaires occasionnels, principalement durant le temps des fêtes. C’est aussi le début de nos interventions sur les lieux d’incendies afin d’offrir notre aide aux victimes. Notre programme communautaire de prévention du crime comprenant des échanges avec la communauté sur des sujets tels la surveillance de quartier, l’abus de drogue et d’alcool, le vol à l’étalage et les dangers entourant les enlèvements d’enfants, est mis en place. On organise des ateliers de sécurité à vélo en collaboration avec la police. Durant ces années, le journal The Sun devient un mensuel, les jeunes préférant concentrer leurs énergies et leurs ressources à aider la population dans le besoin. En 1978, le journal The Sun, qui aura laissé sa marque dans le paysage communautaire montréalais, cesse d’être publié.

Earl et ses amis jouent au hockey

Earl, capitaine de l’équipe de basketball

La «maison blanche» au pied de la montagne

La première équipe féminine de basketball
1981 – 2004 Un organisme au coeur de sa communauté
L’année 1981 amène des transformations. Il y a d’abord notre déménagement sur la rue St-Urbain, dans l’ancienne école secondaire Baron Byng. Puis, c’est au cours de cette même année que nous ouvrons la première banque alimentaire à Montréal, la deuxième au pays après celle créée à Edmonton l’année précédente. C’est aussi en 1981 que nous adoptons la dénomination sociale en français de « Jeunesse au Soleil ». Au fil des années, nous avons développé différents programmes d’aide et d’assistance aux familles et personnes démunies. Depuis le milieu des années 1990, nous intervenons lors de sinistres majeurs affectant la population montréalaise principalement mais aussi celles d’ailleurs. Une trentaine de différents programmes sont offerts, lesquels sont regroupés en trois départements : services d’urgence, prévention du crime, sports et loisirs. Enfin, nous exploitons notre propre base de plein air située à Rivière-Rouge (secteur L’Annonciation), dans les Laurentides.
Certains de nos programmes les plus emblématiques ont vu le jour dans les années 1980 et 1990 et sont encore actifs aujourd’hui : notre patrouille à vélo, notre distribution de vélos neufs, notre programme de récompenses ainsi que notre camp de jour. Toute une génération de Montréalais a grandi dans l’édifice Baron Byng grâce aux nombreux programmes de Jeunesse au soleil.

L’ancienne école secondaire Baron-Byng

La première banque alimentaire à Montréal

Le Club de musique

La distribution de vélos
2018 – 2025 Les Années de transition
Le 9 novembre 2018, un nouveau chapitre débute pour notre organisation. Suite à la décision de la Commission scolaire de Montréal de reprendre l’édifice de Baron Byng et de le transformer à nouveau en école, nous avons décidé de prendre notre avenir en main et de trouver un endroit qui répondra aux besoins de notre communauté. Même si nous n’avons pas encore notre destination finale et que nous désirons rester sur le Plateau Mont-Royal, nous avons toutefois trouvé une solution à moyen terme très appropriée. Notre siège social et nos programmes de sports et loisirs retourneront dans la petite maison blanche que nous avons occupée de 1967 à 1981 grâce à d’importantes rénovations faites par la Ville de Montréal. En attendant, nous ouvrirons un centre de services au 6700 Avenue du Parc où les gens pourront avoir accès aux mêmes services qu’ils recevaient à Baron Byng tels que notre banque alimentaire, notre banque de vêtements, l’accès aux médicaments, les services d’incendie et de victimes, l’aide financière aux familles avec des enfants malades et bien plus encore.

Earl De La Perralle
Le 19 juin 2018, notre cofondateur Earl De La Perralle est décédé.
Earl a consacré sa vie à venir en aide aux personnes dans le besoin et a été une figure paternelle pour des milliers d’enfants passés par Sun Youth. Leader discret, il a occupé le poste de directeur général et a créé plusieurs des programmes les plus reconnus de l’organisme : les équipes sportives, la banque alimentaire, le programme d’aide aux sinistrés et la distribution des paniers des Fêtes. Bien qu’il ait investi d’innombrables heures et une énergie considérable dans divers programmes, sa véritable passion demeurait les équipes sportives, particulièrement le football.
L’ampleur de son engagement envers les jeunes était sans égale. Il était un entraîneur et un mentor exceptionnel. Il travaillait principalement auprès de jeunes issus de milieux défavorisés, utilisant le sport comme un moyen de transformer leur vie.
À la suite du décès d’Earl De La Perralle, cofondateur de Jeunesse au Soleil, Johanne Saltarelli a été appelée à assumer le rôle de directrice générale dans un contexte particulièrement exigeant. À ce moment charnière, l’organisation traversait une période de grande incertitude : un déménagement temporaire de ses installations, un projet majeur d’acquisition d’un nouvel édifice afin d’assurer sa pérennité, ainsi qu’une pression croissante sur les services offerts à la communauté.
À ces défis structurels se sont ajoutées les répercussions sans précédent de la pandémie de COVID‑19. Dans ce contexte d’urgence sociale accrue, Johanne a su faire preuve d’un leadership mobilisateur et résolument tourné vers l’action. Elle a rallié les équipes, renforcé les partenariats et assuré la continuité des services essentiels, tout en veillant à la sécurité des employés, des bénévoles et des personnes aidées. Sa capacité à conjuguer vision stratégique et proximité humaine a permis à Jeunesse au Soleil de traverser cette période critique avec résilience et détermination.

Johanne Saltarelli

Sid Stevens
Sid Stevens est décédé le 17 août 2025, entouré de ses proches, laissant derrière lui un riche héritage de générosité, de solidarité et d’engagement communautaire.
Fier Montréalais convaincu de l’importance d’une ville inclusive et dynamique, il a été élu au conseil municipal en 1978 et s’est distingué par son approche pragmatique et profondément humaine des enjeux communautaires.
Innovateur et visionnaire, Sid a contribué à la création de la première banque alimentaire du Québec, mis sur pied des services essentiels tels que la livraison à domicile pour les personnes à mobilité réduite et dirigé des opérations d’aide d’urgence lors de catastrophes majeures.
Sid Stevens portait avec fierté un regard sur plus de sept décennies de service à la communauté, sachant qu’il avait réalisé son ambition d’enfance : « faire une différence ».
2026 – ouverture de notre nouvelle maison
En 2026, Jeunesse au Soleil a fièrement ouvert les portes de sa nouvelle maison, un jalon attendu depuis des années et un puissant symbole d’espoir pour l’avenir de notre communauté.
Cette réalisation a été rendue possible grâce à la détermination et au leadership de Johanne Saltarelli, qui a guidé l’organisation à travers l’une des transitions les plus importantes de son histoire. Soutenue par un conseil d’administration engagé, d’abord présidé par Bob Mironowicz, Nathan Weinstein, puis par Renzo Fraraccio, ainsi que par la Fondation de Jeunesse au Soleil, d’abord dirigée par Dimitrios Manolopoulos puis par Peter Thompson, Jeunesse au Soleil a pu transformer une vision ambitieuse en réalité.
Le projet a également marqué la toute première campagne majeure de financement de l’organisation, coprésidée par Claude Mongeau et Lucy Riddell. Grâce à la générosité extraordinaire de donateurs, de partenaires, de fondations et d’entreprises, ainsi que le soutien de la communauté, incluant le don transformateur de la Fondation Mirella et Lino Saputo, cette campagne a permis de réunir les fonds nécessaires pour créer un espace pensé pour servir les générations à venir.
Ce nouveau chapitre reflète la résilience, la générosité et l’esprit de solidarité qui ont toujours défini Jeunesse au Soleil et ses fondateurs.
L’ouverture de ce nouveau chapitre a également marqué une importante transition à la direction de l’organisation. Après 50 années de service dévoué, Johanne Saltarelli a pris sa retraite, laissant derrière elle un héritage durable de compassion, de persévérance et de croissance. S’appuyant sur ces solides fondations, Marina Boulos-Winton s’est jointe à Jeunesse au Soleil à titre de directrice générale, apportant une nouvelle énergie et une vision renouvelée à l’organisation, tout en poursuivant son engagement de longue date à soutenir la communauté avec dignité et bienveillance.




